Le vieillissement de la population française devient un enjeu économique, organisationnel et sociétal majeur.
Evitant le regard « misérabiliste » trop souvent porté sur la vieillesse, ce livre présente les débats relatifs aux effets du vieillissement, notamment sur la santé, puis offre une description des différentes réponses apportées à la dépendance des personnes âgées.
Avant la Seconde Guerre Mondiale, la prise en charge des personnes âgées relevait de la seul sphère privée. Elle est devenue, à la suite de la mise en place et de la généralisation des systèmes de protection sociale, une préoccupation collective.
Or, dès 2005, avec l’arrivée des générations du Baby boomers, à l’âge de la retraite, son financement sera de plus en plus problématique. Il le sera plus en encore à partir de 2020, au moment de leur entrée dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler « le quatrième âge ».
Cette ultime phase de vie, au cours de laquelle la prévalence des incapacités génératrices de dépendances est forte, nécessite en effet une aide spécifique particulièrement onéreuses. Cette aide était jusqu’alors prodiguée principalement par l’entourage de la personne âgées (famille, amis) et, dans une moindre mesure, par le dispositif professionnalisé (soutien à domicile, hébergement en institution), en complément des dispositifs d’accompagnement des pouvoirs publics (allocation personnalisée d’autonomie).
Le livre évoque également les adaptations que le dispositif gérontologique français doit réaliser afin de faire face aux contraintes économique et de réduire les inégalité intra et intergénérationnelles liées au vieillissement démographique.