Comprendre les différents dispositifs de financement pour votre démarche VAE
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet à toute personne, salariée ou non, de faire reconnaître officiellement son expérience...
Depuis quelques années, le marché du travail connaît des mutations profondes, et la mobilité professionnelle après 45 ans s’impose désormais comme une réalité incontournable. Si l’on s’en tient aux chiffres de la Dares (étude « Les mobilités professionnelles en 2023 »), près de 32 % des actifs de 45 à 59 ans ont connu une mobilité professionnelle au cours des cinq dernières années. Un mouvement encore loin d’égaler celui des plus jeunes, mais qui traduit pourtant une appétence croissante des seniors pour la transition professionnelle et la formation.
Pourquoi ce phénomène s’accentue-t-il ? D’une part, la durée des carrières s’allonge (l’âge moyen de départ effectif à la retraite étant désormais supérieur à 62 ans en France, selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse). D’autre part, les emplois changent, s’automatisent, se digitalisent, forçant chacun à s’adapter continuellement. Pour les entreprises, comme pour les salariés expérimentés, ces mouvements posent des défis… mais ouvrent aussi des opportunités inédites.
La mobilité professionnelle des seniors n’est pas un long fleuve tranquille : elle suppose d’anticiper des enjeux bien spécifiques, trop souvent passés sous silence.
Changer de poste, d’entreprise, voire de métier après 45 ans, n’est pas seulement une question de nécessité ; c’est aussi – et surtout – une formidable opportunité de croissance et de valorisation de son expérience. Voici pourquoi :
Premier réflexe recommandé : faire un bilan de compétences. C’est un outil stratégique pour :
Selon le ministère du Travail, le nombre de bilans de compétences réalisés par des actifs de plus de 45 ans a progressé de 24 % entre 2021 et 2023. Presque un senior sur cinq ayant entrepris cette démarche a débouché sur une mobilité professionnelle effective (source : Bilan Compétences 2023).
Aujourd’hui, le financement de la formation n’est plus un frein insurmontable pour les seniors ; le Compte Personnel de Formation (CPF), le Pro-A, ou les dispositifs régionaux ouvrent le champ des possibles. 51 % des salariés de 50 ans et plus ont suivi une formation en 2022 (INSEE, Enquête Formation-Emploi). Profiter d’une formation digitale courte (MOOC, e-learning…), se remettre à niveau sur l’anglais ou la bureautique, ou préparer une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : chaque investissement est un signe d’employabilité.
Il n’y a pas d’âge pour réseauter : la qualité des relations prime sur la quantité.
Être senior et entrepreneur n’a jamais été aussi accessible. Ils étaient 822 000 entrepreneurs de plus de 50 ans recensés en France en 2023 selon l’INSEE, soit presque 1 entrepreneur sur 4. Que ce soit pour créer, reprendre une activité (franchise, TPE, consulting), ou cumuler plusieurs activités (« slashing »), cette voie peut offrir autonomie et nouveau souffle professionnel.
| Dispositif | Pour quoi ? | Sources/Références |
|---|---|---|
| CPF (Compte Personnel de Formation) | Financer une formation éligible | moncompteformation.gouv.fr |
| Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) | Bénéficier d’un accompagnement personnalisé | Pôle Emploi, Apec, Cap Emploi |
| VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) | Transformer son expérience en diplôme | vae.gouv.fr |
| Pro-A (Promotion par Alternance) | Obtenir un diplôme tout en travaillant | Ministère du Travail |
| BPI France – Création d’entreprise | Être accompagné pour créer/reprendre une structure | bpifrance-creation.fr |
Rebondir professionnellement après 45 ans n’est pas une question d’opportunité mais de stratégie, de posture et de projection. Les entreprises qui recrutent des seniors notent une baisse de près de 20 % du turnover et une amélioration de la transmission des savoirs (Étude Deloitte 2023). Côté salarié, chaque mobilité multiplie par trois vos chances de progresser en rémunération, d’après l’Apec, et améliore la satisfaction au travail sur la durée.
L’essentiel est de garder le cap sur l’apprentissage, la valorisation de son parcours, et l’ouverture aux nouveaux possibles. La mobilité des seniors, ce n’est pas seulement rebondir, c’est transformer l’expérience accumulée en un véritable moteur d’évolution.